

Édito : Cuba, la résistance face au blocus
Depuis des décennies, Cuba est la victime d’un embargo impitoyable et de tentatives incessantes de déstabilisation étatique orchestrées par les États-Unis. Comme de nombreux pays d’Amérique latine et à travers le monde, l’île cubaine doit faire face à un impérialisme américain qui, sous couvert de défense de la démocratie ou de sécurité nationale, n’hésite pas à instaurer des dictatures et à renverser des gouvernements socialistes.
Depuis la révolution cubaine, menée notamment par les célèbres frères Castro et Che Guevara, Cuba est devenue une épine dans le pied des États-Unis. Cette petite île, située à seulement 2 445 kilomètres de leurs côtes, a constitué un échec historique pour Washington, remettant en question sa toute-puissance. Depuis 1959 et le renversement de Batista, Cuba vit et survit grâce au tourisme, à la solidarité internationale et à l’exportation de ses brigades médicales. Pourtant, l’île reste extrêmement dépendante des énergies étrangères, sa production locale restant insuffisante pour couvrir ses besoins.
La remise en place d’un blocus strict il y a un an a replongé l’île dans une situation catastrophique. Mais cela ne suffisait pas à Donald Trump, qui a décidé d’asphyxier complètement l’île. Aujourd’hui, les commerces sont vides, l’électricité est coupée sans cesse et de manière imprévue. Dans les hôpitaux, des Cubaines et des Cubains meurent faute d’énergie pour alimenter le matériel médical essentiel à la survie des patients. Cette tragédie touche toute la population, de l’enfance aux personnes âgées.
Bien qu’imparfait, le régime cubain demeure un symbole de la résistance face à l’impérialisme. Plus que jamais, nous devons manifester notre solidarité avec le peuple cubain, appeler à une solidarité internationale renforcée et inciter le gouvernement français à s’opposer fermement à la politique américaine.
— Anatole : Secrétaire à la communication
